
Tête à tête entre le RésEau et Saint-Laurent Énergies - La Voix du Sud (02/09/2009)
Saint-Laurent Énergies et le RésEAU des Montagnes ne partagent évidemment pas les mêmes points de vue, mais cela ne les a pas empêchés de se rencontrer pour discuter
du projet de parc éolien comptant 75 éoliennes dans le parc régional Massif du Sud.
Ils se sont effet assis à la même table, lundi dernier, à la demande du RésEAU dans les bureaux de Saint-Laurent Énergies du Centre communautaire de Saint-Luc
pour discuter de ce projet.
Le RésEAU des Montagnes y était représenté par cinq de ses membres à savoir Jean-Pierre Chabot, Marie Saint-Laurent, Mireille Bonin, Georges Roy et Jean Hébert
alors que Saint-Laurent Énergie l'était par son directeur général, Stéphane Boyer, son directeur de projet, Stephen Cookson et deux de ses mandataires, François
Tremblay d'Hélimax Énergie, et Steve Vertefeuille de la firme SNC Lavalin.
La rencontre qui s'est déroulée sous le signe de la cordialité et des échanges francs et ouverts entre les représentants des deux groupes a notamment permis d'apprendre
que Saint-Laurent Énergie tiendrait à la fin de septembre ou au début du mois d'octobre une assemblée d'information au cours de laquelle il présentera son étude d'impact.
Des modifications de dernière heure pourront par la suite y être éventuellement apportées avant son dépôt pour approbation auprès des différents ministères gouvernementaux
concernés par ce projet.
On apprit aussi à cette occasion, que les chemins projetés par le promoteur pour installer ses éoliennes le seront principalement dans le versant sud du Massif, où sont
localisées 63 des 75 éoliennes du projet et qu'ils feront aussi partie de l'étude d'impact. Comme 45 de ces 63 éoliennes sont localisées à Saint-Luc et compte tenu de la
topographie du Massif du Sud dont la façade nord est beaucoup plus abrupte que sa façade sud, le promoteur a de plus informé le RésEAU que les deux principaux chemins
d'accès à son parc éolien emprunteraient le territoire de Saint-Luc.
Le RésEau en a aussi profité pour mettre en évidence le déficit démocratique du processus de consultation relatif à ce projet et questionné son acceptation par la population,
prévenant les promoteurs que la prochaine campagne électorale municipale pourrait amener des changements à certains conseils municipaux, ce qui pourrait conduire à la tenue
de référendums sur le projet de parc éolien dans le Massif du Sud.
Advenant une pareille éventualité, Messieurs Cookson et Boyer affirmaient qu'ils défendraient le projet qu'ils qualifient de projet le plus compétitif parmi ceux retenus lors
de l'appel d'offres de 2000 MW d'Hydro-Québec et feraient valoir ses retombées économiques pour le milieu.
Le déséquilibre créé par les éoliennes dans le milieu hydrique ainsi que l'utilisation des forêts du Massif une fois les nouveaux chemins d'accès construits font aussi partie
des problématiques auxquelles le RésEau a tenu à sensibiliser les représentants de Saint-Laurent Énergie.
Inévitablement, le dossier du Parc éolienne du Massif du Sud continuera donc de faire la manchette au cours des prochaines semaines et mois avec la soirée de présentation de
l'étude d'impact du projet, qui sera suivie de son dépôt aux différents ministères gouvernementaux et de la tenue des audiences du BAPE, une fois son acceptabilité sanctionnée,
au printemps 2010, le tout avec en trame de fonds une campagne électorale municipale où la question de l'éolien pourrait être au coeur des débats en particulier à Saint-Luc.