
Par André Poulin - La Voix du Sud (08/05/2008)
Jugeant que les 7 000 $ par année qu'il investit annuellement dans la Corporation d'aménagement et de développement du Massif du Sud n'ont pas de retombées significatives
dans leur municipalité, les édiles de Saint-Luc ont décidé de se retirer de ladite corporation.
Il y a quelques années, une pareille décision avait déjà été prise par le conseil municipal de Saint-Luc qui, après quelques mois s'était finalement ravisé et avait recommencé
à siéger au C.A. de la Corporation d'aménagement et de développement du Massif du Sud et à participer à son financement.
Prise lors de la séance du conseil municipal du mercredi 7 mai, cette décision suivait de deux jours l'annonce par Hydro-Québec du choix du Massif du Sud comme site
d'implantation d'un projet éolien. « Comme la municipalité de Saint-Luc accueillera une cinquantaine des soixante-quinze éoliennes » certains pourraient être tentés d'y voir
une relation de cause à effet.
Le maire Leclerc s'en défend bien affirmant que le vote aurait très bien pu être pris une semaine avant l'annonce d'Hydro-Québec et que le résultat du vote se serait révélé être
le même. Quant à un éventuel partage des redevances des futures éoliennes localisées à Saint-Luc, M. Leclerc considère les discussions sur le sujet prématurées puisqu'on ne s'est
pas encore entendu avec le promoteur sur les redevances qui seront effectivement versées par KW produit à Saint-Luc. « C'est un dossier à suivre et on ne veut surtout pas attiser
le feu en prenant position publiquement dans ce dossier alors que les discussions ne sont pas encore entreprises avec le promoteur. Cela ne sert à rien de vendre la peau de l'ours
avant de l'avoir tué » conclut M. Leclerc.