
Par André Poulin - La Voix du Sud (14/06/2007)
Plus d'une centaine de résidants et propriétaires fonciers de Saint-Luc ont participé samedi dernier, à l'après-midi d'information
organisée à leur intention par la compagnie RES Canada dans le but de les renseigner sur le projet d'implantation d'un parc de 75
éoliennes d'une puissance unitaire de 2.0 MW dans le Massif du Sud. 52 d'entre elles seraient localisées à Saint-Luc, pour plus
de 80 % d'entre elles sur des terres publiques du territoire du Massif du Sud. Les 23 autres seraient réparties dans les municipalités
de Saint-Philémon, Buckland et Saint-Magloire, encore une fois, essentiellement sur les terres publiques du Massif du Sud selon les
projections préliminaires de localisation de ses éoliennes par la compagnie RES Canada, l'une des trois compagnies, qui effectuent
présentement des études de vents dans le Massif du Sud en prévision de répondre à l'appel d'offre d'Hydro-Québec pour la fourniture
de 2000 MW d'électricité.
Un impact négligeable
Au cours de cette journée les représentants de RES, à savoir son directeur au Canada, M, Peter Clibbon, et son directeur de projet,
Stephen Cookson, se sont évertués à démontrer à la centaine de visiteurs l'impact négligeable qu'aurait leur projet sur leur qualité
de vie et les importantes retombées financières qu'ils en retireraient en tant que contribuable de Saint-Luc.
Pour chaque éolienne érigée sur les terres publiques du Massif du Sud, une contribution volontaire de 4000 $ par éolienne par année
sera en effet versée aux municipalités sur la base du nombre d'éoliennes sises sur leur territoire, ce qui représente une somme de
208 000 $ par année pour Saint-Luc. Ces paiements seront de plus indexés aux augmentations du coût de l'électricité.
Cette possibilité d'importante injection d'argent neuf a évidemment intéressé plusieurs contribuables de la municipalité, dont
l'ancien maire Gaétan Gosselin, M. Bruno Vachon, Louissette Lessard, Rosario Jolin, Bruno Vachon, Léopold Nadeau et autres.
«À ce jour, on a entendu parler que de ceux qui s'objectaient au projet alors que ceux qui sont en faveur sont restés discrets»
expliquait un des participants à cette rencontre, au cours de laquelle toutes les informations, sur l'impact de la présence des
éoliennes sur la qualité de vie des résidants de Saint-Luc ont été communiqués aux visiteurs. En terme d'impact visuel, les
conséquences de la présence des éoliennes pour les résidants du noyau urbain de cette municipalité est pour ainsi dire négligeable
puisque l'on y apercevra que les palles de deux ou trois éoliennes, comme le laissait voir les photos numériques de simulations
de la présence des éoliennes à Saint-Luc présentées aux visiteurs. Il en sera aussi de même pour les rares automobilistes qui
empruntent le rang 9 en direction sud et qui apercevront le sommet d'une demi-douzaine d'éoliennes sur les crêtes à l'est du rang.
Tous les autres éoliennes seront pour ainsi dire invisibles puisque situées en plein bois à plusieurs kilomètres d'habitations.
Pour ces raisons, l'impact sonore de la présence d'éoliennes a aussi été qualifié de négligeable, si non d'existant par les
représentants de RES qui n'ont pas rallié tous les citoyens de Saint-Luc à leur cause mais en en ont convaincu plusieurs de l'intérêt
de leur projet.
La cour s'accentue
La cour faite aux citoyens de Saint-Luc par les compagnies d'éoliennes ne s'arrêtera d'ailleurs pas là puisque d'autres journées
d'information à leur intention seront organisées par la Compagnie Trans-Canada et par Energex au cours des prochaines semaines à des
dates qu'il reste à préciser.
Une fois ces rencontres d'information tenues, les citoyens intéressés disposeront de toute l'information pour se faire un jugement
éclairé sur l'implantation ou non d'éoliennes sur leur territoire.