
Les intéressées ont jusqu’au 15 novembre... par André Poulin (30/09/2010)
Les intéressées ont jusqu’au 15 novembre pour demander des audiences publiques pour le projet éolien du Parc régional Massif du sud Publié le 30 Septembre 2010
Tout citoyen, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme peut faire la demande d'une audience publique sur le projet éolien de Saint-Laurent Énergies
au Massif du Sud auprès du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Le cas échéant, une commission du BAPE pourrait être chargée d'enquêter sur le projet et de consulter la population à cet effet. Cette demande doit être transmise
, par écrit, au plus tard le 15 novembre 2010, au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, monsieur Paul Arcand, 675, boulevard René-Lévesque Est,
30e étage, Québec (Québec) G1R 5V7. Le requérant doit y indiquer les motifs de sa demande et son intérêt par rapport au milieu touché par le projet.
D’ici là les personnes intéressées peuvent consulter l’étude d’impact du projet selon leurs horaires respectifs, au bureau de la municipalité
de Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Buckland et à la bibliothèque municipale Biblio-Buck, au 4340, rue Principale.
L'ensemble du dossier est également disponible au bureau du BAPE à Québec, au 575, rue Saint-Amable, bureau 2.10 et à Montréal, à la Bibliothèque des sciences
juridiques de l'Université du Québec à Montréal, Pavillon Hubert-Aquin, au 400, rue Sainte-Catherine Est, local A-M100 de même que sur le site Web du BAPE au
www.bape.gouv.qc.ca, sous la rubrique "Mandats en cours".
Les répercussions et les mesures d’atténuation en bref
Saint-Laurent Énergies inc. projette d'aménager et d'exploiter un parc éolien qui aurait une puissance nominale de 150 MW, déployée par 75 éoliennes de 2 MW chacune.
Le parc éolien serait situé majoritairement sur des terres publiques comprises dans le Parc régional du Massif du Sud. Les éoliennes se trouveraient dans la MRC de Bellechasse
et la MRC des Etchemins et seraient réparties dans les municipalités de la façon suivante : 45 à Saint-Luc-de-Bellechasse, 18 à Saint-Magloire, 8 à Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Buckland
et 4 à Saint-Philémon.
Le projet prévoit aussi la réfection et la construction de chemins d'accès, la construction de différents bâtiments de service, la mise en place d'un réseau collecteur,
principalement constitué de lignes électriques souterraines ainsi que la construction d'un poste élévateur transformant les 34,5 kV produits par les éoliennes en 120 kV
pour la ligne de transport d'énergie. Le projet est évalué à 350 millions de dollars. La mise en service du parc éolien est prévue pour décembre 2012.
Selon l'étude d'impact, les répercussions liées à l'implantation des éoliennes concerneraient, entre autres, l'économie locale et régionale, les activités récréotouristiques,
la sécurité publique, leur intégration dans le paysage, l'utilisation du territoire, la grive de Bicknell et la faune. Selon le promoteur, les répercussions négatives du projet
seraient faibles. En revanche, des répercussions positives sur le plan économique seraient prévisibles, car au cours de la phase d'aménagement, environ 200 personnes seraient
employées, alors que pour la phase d'exploitation et d'entretien du parc, environ une dizaine d'emplois permanents seraient créés. D'après le promoteur, les activités liées
au projet auraient peu de répercussions sur les activités récréotouristiques telles que les activités de chasse et de pêche ainsi que sur les infrastructures comme le centre
de ski Massif du Sud et le ranch du même nom. Afin de prévenir les risques de projection de glace, une zone tampon serait établie autour des éoliennes et des chemins d'accès,
pour préserver la sécurité des sentiers récréatifs et celle du public.
D'après l'étude d'impact, la modification du paysage serait variable selon les points de vue. Les milieux agricole et forestier seraient ceux qui subiraient le plus de
répercussions. Comme mesure d'atténuation, une étude d'intégration et d'harmonisation paysagère serait réalisée avant la construction. Le déboisement de 160 ha serait requis
pour l'ensemble du projet. Saint-Laurent Énergies inc. s'assurerait de reboiser et de végétaliser les superficies non requises, mais la perte de vieux peuplements ne pourrait
être compensée. Le déboisement fractionnerait les habitats et pourrait ainsi causer une certaine perte ce qui pourrait affecter les populations aviaires. Afin de préserver
l'habitat de la grive de Bicknell, espèce jugée vulnérable au Québec, le promoteur a déplacé 7 éoliennes et en a exclu trois de l'habitat de cette grive. De plus, il
effectuerait les travaux de déboisement hors des périodes de nidification et végétaliserait les surfaces déboisées des chemins d'accès. Les habitats fauniques essentiels,
ainsi que le refuge biologique, les écosystèmes forestiers exceptionnels et la réserve Claude-Melançon, seraient protégés.